La-vie-parisienne DUREE : 2 h 35 avec entracte.
Direction musicale : Jérôme Boudin-Clauzel
Mise en scène : Adrien Jourdain
Scénographie : Cléo Ben Lahcene
Costumes : Isabelle Huchet
Chorégraphie : Delphine Huchet
Création Lumières : Elise Lebargy

Avec
Magali Paliès, Metella
Estelle Andrea, La Baronne de Gondremarck et Pauline
Macha Lemaître, Gabrielle
Fabrice de La Villehervé, le baron de Gondremarck
Benoit Déchelotte, Gardefeu
Richard Delestre, Bobinet
Juan José Medina, le Brésilien
Timour Sadoullaïev, Frick et Prosper

Avec l’Orchestre Les Miroirs
Et le Chœur Vox Opéra
Assistant à la mise en scène : Raphaëlle Saint-André
Régie Générale : André Obadia
Régie lumières : Frédéric Gibier
Habilleuses : Maïtena Bouzegaou - Justine Voyer
Coiffeuse : Océane Bournique
Construction du décor : L’Entrepool – Vincent Rutten
Administration : Mariachiara Verrigni
Diffusion : Bernard Jourdain


Les actions de La Vie parisienne sont vives, elles multiplient les quiproquos, les masques, les machinations sur plusieurs niveaux... Plus que l’action en elle-même, c’est dans le décor musical des heureuses aventures des deux compères Raoul et Bobinet tentant de courtiser une baronne que se situe le sel de cette œuvre. On y voit un Paris bourgeois, festif et enchantée, où des personnages hauts en couleurs parlent d’amour et rient de bon cœur.

Opéra Bouffe « La vie parisienne »

La Vie parisienne de Jacques Offenbach est une œuvre pétillante, pleine d’esprit et de satire, qui met en lumière la société parisienne du XIXe siècle. L’intention du metteur en scène Adrien Jourdain est de souligner, de célébrer (et de se moquer avec tendresse) de l’incroyable capacité des parisiens à rester imperturbablement frivoles. Ils montrent une résilience joyeuse et un art de vivre qui transcendent les époques. Contre vents et marées, en temps de guerre ou de crises politiques, ces personnages conservent leur esprit, leur charme et leur désinvolture caractéristiques. Sa réflexion a amené le metteur en scène à placer chacun des quatre actes de l’œuvre dans une période historique différente. Le premier acte se déroulera pendant la Première Guerre mondiale, le deuxième sous l’Occupation, le troisième commencera en 2040 et le dernier acte se situera dans une époque postapocalyptique. Le metteur en scène cherche à créer un contraste entre la légèreté de l’œuvre d’Offenbach et les situations terribles qui se passent derrière les fenêtres des appartements des personnages pour faire rire le spectateur de notre capacité à faire l’autruche. Il souhaite inviter le public à s’immerger dans l’exubérance de La Vie parisienne et à apprécier la manière dont ses habitants naviguent, avec élégance et humour, au milieu des complexités de la vie.

Cette Vie parisienne revisite l’opéra-bouffe d’Offenbach à travers un voyage dans le temps où le mythe de Paris traverse les époques et les crises. De la gare de 1918 au métro sous l’Occupation, jusqu’à un futur postapocalyptique, la capitale devient le théâtre d’un humour résilient et d’une joie obstinée. Raoul de Gardefeu et Bobinet, jeunes gens de la bonne société parisienne, découvrent qu’ils ont été trompés tous deux par la demi-mondaine Métella. Lassés des femmes volages, ils décident de retourner courtiser les dames plus huppées. Or voici justement que Gardefeu repère une baronne danoise, fraîchement débarquée à Paris avec son mari. Il se fait passer auprès d’eux pour un guide de la capitale parisienne afin de tenter de la séduire. Soutenu par ses amis, Gardefeu déploie des trésors d’ingéniosité pour éloigner la Baronne de son mari. Le hasard lui prête main-forte : le Baron, séduit par la promesse des charmes parisiens, n’a qu’une idée en tête – fausser compagnie à son épouse pour mieux courir le jupon français ! Autour d’eux, Paris se métamorphose : nous suivons les protagonistes de gares en temps de guerre aux stations de métro devenues refuges ou cafés improvisés, pour finir dans une ville en ruine où quelques survivants s’obstinent encore à danser. À chaque acte, son époque, à chaque époque, sa façon d’espérer. Entre comédie, chaos et champagne, Offenbach retrouve ici toute sa modernité : celle d’un rire qui résiste à tout, d’une légèreté profondément humaine, et celle d’un peuple qui chante encore, même quand la fête se déroule sous les bombes.